






LIVRE D'OR
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L'AVARE
Une pièce qui n'a de classique que l'idée que l'on s'en fait.
Tous nos souvenirs sont remisés au placard devant cette
véritable réappropriation d'une des oeuvres les plusconnues
de Molière.
Le jeu jubilatoire des acteurs, qui se démènent, pendant
tout le spectacle, accentue les traits d'humour qui oppose
les générations présentes sur scène. La pièce est loin
d'être poussiéreuse et est, au contraire, tout ce qu'il y
a de plus moderne renvoyant tous les spectateurs à un
membre de leur famille ou de leur entourage dont l'avarice
pousse aurire.
Car tout le génie de l’auteur est là : S’amuser à
partir d'un personnage austère n'ayant des émotions sincères
que pour son coffre.
Cet esprit est parfaitement servi par une troupe, dirigée
par Jean-Philippe Daguerre, qui, pendant plus d'une heure,
réjouit petits et grands en alternant comique de gestes et
mots bien placés.
A la sortie du théâtre, on se dit que la véritable avarice
serait tout simplement de ne pas aller voir ce spectacle...
Léonard DE RIVIERE
THEATRE MICHEL
38, rue des Mathurins
75008 Paris
JUSQU'AU 31 DECEMBRE 2012
THE A LA MENTHE OU T'ES CITRON
Nous assistons assez rarement à 2 spectacles pour le prix
d’un seul !
C’est pourtant le cas ici, avec le “thé à la menthe”
qui nous est offert en plus du “thé au citron”…
Ingénieusement perdu dans les angoisses d’une troupe de
comédiens avant une première, Patrick Haudecoeur nous
emporte dans une folle et irrésistible épopée artistique
et “rom-antique”….
Le rideau s’ouvre : un décor en construction, on sert aux
acteurs du thé dans des gobelets en plastique, l’interprétation
des comédiens donne un air bizarrement décalé…
C’est à ce moment que la metteuse en scène intervient :
« A deux jours de la première il va falloir qu’on se concentre
un peu ! »
Il est vite entendu que la tension règne en maîtresse, sur la
troupe.
Assis au cœur du chambardement, nous nous sentons proches des
acteurs et de leur désarroi….
Le Rideau ferme… Le Rideau s’ouvre à nouveau :
Et la piece demarre… Mais quelle pièce? …. Et surtout, quelle
pièce!!!
Rien ne fonctionnera comme prévu… Si tant est qu’il était prévu
quelque chose… Et nous, nous pleurons de rire, en assistant
–en participant?- aux déboires incessants de la troupe de
comédiens…
De la veritable réflexion sur les travers des “gens du theatre”,
nous nous retrouvons, en effet, vite nous-même acteurs d’un
spectacle fabuleusement drôle….
Une merveille de pièce à laquelle on assiste 2 fois dans la
soirée…
Thé à la Menthe ou t’es Citron ? nous emporte dans le plaisir
du rire et de la “souffrance boulevardière” de l’acteur...
À ne pas manquer !
Roman BLOMME
Théâtre FONTAINE
10 rue Fontaine
75009 PARIS
JUSQU'AU 1er JUILLET 2012
CHANTAL LADESOU DANS "J'AI L'IMPRESSION QUE JE VOUS PLAIS VRAIMENT "
“L'Amazone s'est échappée du théâtre pour un tête à tête
avec son public. Quand vous aurez croisé son chemin
vous ne verrez plus la vie du même oeil. Imprévisible,
surprenante, gaffeuse, charmeuse, décoiffée, sa vie est
une suite de quiproquos. C'est la même que celle des
autres avec ses rêves, ses amours mais passée au filtre
Ladesou...”
Epoustoufflante, Chantal Ladesou est un veritable
phénomène! Un spectacle où la comédienne se montre
hilarante , avec ses mimiques, sa gouaille et son
énergie. Chantal Ladesou vout met sans dessus dessous
dès son entrée en scène, et ce jusqu'à la fin du spectacle.
Elle porte la salle à elle toute seule, avec un peps de feu.
Et si l’on arrive avec un apriori dans la sale, on en sort
convaincu, et comprenant le succès de Chantal avec ses
qualities rares: sa personnalité, sa fantaisie, son sens
de l'absurde et le fait de monter en épingle des évènements
de caractère très banal et de les emporter vers une “derive”
désopilante. … Un spectacle à voir et revoir…
Jonathan BOUVIER
TOURNEE EN FRANCE
JUSQU'AU 30 JUIN 2012
EN BALLOTAGE
La pièce "En ballotage", nous ballote effectivement d’un
monde à l’autre. Les spectateurs passent bien de l’intimité la
plus sincère à celui du monde public et très médiatisé de la
politique. La simplicité du décor donne aux discours une
profondeur supplémentaire et l’ironie continue de la pièce n’en
est que plus forte… C’est l’histoire d’Edouard , très bel
homme, âgé de 23 ans, de droite, qui se présente au élection
législative. Alors qu’il est lui-même fils d’un ancien ministre
conservateur, il rêve de devenir le plus jeune député de
France. Jusque là tout va bien, le hic, c’est du côté de ses
amours, de son amour…qui s’avère être un homme… Alors
qu’il est publiquement de droite et qu’il partage avec sa famille
des valeurs bourgeoises et conservatrices, le futur élu se voit
déchiré au plus profond de son être. Peut-on être gay et
vanter dans le même temps le bonheur hétéro ? En effet,
pour gagner ses électeurs, le futur député doit taire ses
penchants et en cela, c’est toute une affaire politico-sexuelle
qu’il s’agit de contourner. C’est dans cette contradiction que
le public se tord de rire tout au long du spectacle et l’absurde
n’est souvent pas loin... C’est au détour des interviews
journalistiques qu’un téléviseur posé sur la scène nous
transmet avec fidélité que l’on comprend le manège qu’il est
en train de jouer. Il cache son amant et se montre fièrement
en public avec la secrétaire de son père. Le plus de cette
comédie tient à l’illusion que l’on est on au cinéma tant dans
le jeu des acteurs que dans le style moderne de la pièce.
D’ailleurs, les tableaux évoluent au fur et à mesure que le
public en apprend davantage sur l’histoire. A l’heure des
élections présidentielles, la pièce à grand intérêt, on y apprend
autant sur les coulisses de la politique que sur le caractère
marketing des campagnes électorales. On en apprend autant
sur le « je »des candidats que les jeux de pouvoirs propres
au monde politique. De surcroit, parfois, on devine les
similitudes et les références avec nos candidats actuels…Bref,
alors que la France est invitée à aller voter, Top Numéro vous
invite à aller, d’urgence, voir cette excellente pièce...
Nesrine AISSANI
THEATRE CLAVEL
Tél : 07 70 88 11 99
JUSQU'AU 30 JUIN 2012
IMPROVISAGES
Improvisages, c'est 1h15 d'improvisation sans filet, sur les thèmes soigneusement concoctés par le public. Une soirée pleine de surprises !
4 comédiens se retrouvent à la merci de l'imagination de leur public. Les thèmes des spectateurs sont le point de départ d'une infinité d'histoires possibles, que ni vous ni eux ne connaissent encore... Un spectacle nouveau à chaque fois!
Après 2 ans au Théâtre du Lucernaire, la Compagnie Ramdam débarque aux Feux de Rampe ! Il faut aller voir cette troupe qui déborde d'énergie; les comédiens sont très inspirés et d'une grande justesse... Que l'on aime ou pas l'improvisation, ce spectacle plaît à 100% du public... Rarissime! A ne pas louper... Damien DORSA
Théâtre LES FEUX DE LA RAMPE
2 rue Saulnier
75009 Paris
Tel .: 01 42 46 26 19
JUSQU'AU 20 MAI 2012
LE COMTE DE BOUDERBALA
Qu’est ce qu’un bon stand up ?
Question des plus difficiles au vu de ce qui se fait en ce
moment en France...
Retour des one man shows à sketchs avec le médiatisé et
surcôté Laurent Laffitte, stand ups « fusion » incluant des
sketchs et des personnages fictifs comme l’essai plutôt réussi
de Jérôme Daran, et enfin de nombreux essais de stand ups «
à la française » pas toujours concluants, le cul entre trois
tabourets, les origines anglosaxonnes, l’écueil de l’humour
franchouillard, et les blagues basées sur une appartenance
communautaire (ce que les plus grands comiques américains ont
eu l’intelligence de délaisser au début des années 90’s ... ).
Un premier élément de réponse pertinente consiste à aller voir
la tentative réussie qu’est la routine de Sami Ameziane. Il sait
s’appuyer avec brio sur une autodérision acerbe pour enchaîner
et passer tout le monde au crible de l’efficacité caustique de
ses vannes. Personne n’est épargné, amis, famille, Saint Denis,
Paris... Les variations des registres comiques s’enchaînent
sans le moindre accroc. En somme c’est du travail de pro,
dévouement professionnel que Sami Ameziane a développé en
pratiquant son art dans l’exigence des salles New Yorkaises,
et en cherchant toujours à améliorer sa routine. Une véritable
inspiration pour la scène française si elle souhaite continuer
à travailler, à s’inspirer des formes d’humour anglosaxons et
à développer une forme d’originalité. Simon DESCAMPS
Auteur : Sami Ameziane
Mise en scène et avec : Sami Ameziane
Tournée en FRANCE
Jusqu'au 7 JUILLET 2012
DIALOGUE AUX ENFERS

Une discussion entre Machiavel et Montesquieu, voilà ce que
nous propose Maurice Joly dans son ouvrage du même nom.
Sur scène, Montesquieu et Machiavel parlent avec assurance
chacun de leurs visions de l'état. L'auteur du Prince défend
l'idée d'une république autoritaire, celui de l'esprit des lois
appuie son argumentation sur l'attachement des hommes à la
justice et la liberté.
Ce dialogue qui valut l'exil à son auteur au début du 19éme
siècle à des consonances étranges de déjà vu. Et tout le génie
de l'œuvre est là : l'intemporalité ! A tel point que les
comédiens se sentent obligés à la fin de la représentation de
préciser la date de parution de l'ouvrage et ajoutent qu'ils
n'ont pas modifié une ligne par rapport au texte original. On a
du mal à y croire tellement cette pièce politique illustre des
faits d'actualités !
Les acteurs sont de par leur prestance et leurs jeux les
parfaites réincarnations de ces illustres hommes d'autrefois.
Le débat à l'air de se construire devant nous, l'indignation de
Montesquieu face aux propos de Machiavel gagne toute la
salle, cette même salle qui se sent gonfler le cœur lorsque les
principes inaliénables de la constitution sont mis en avant par
le philosophe des lumières.
Une pièce qui nous fait réfléchir, nous instruit et qui possède
une grande portée, tant par sa mise en garde que par sa
clairvoyance. Léonard DE RIVIERE
CINE THEATRE 13
Tél. : 01 42 51 13 79
JUSQU'AU 30 JUIN 2012
Mata Gabin dans "MATA LA MYTHO"
Une serial menteuse, décline sa vie haute en couleur, en épisodes parsemés d'embûches qu'elle contourne avec malice, mensonges.... et humour !!!
Un parcours de vie entre Paris, la Corse, l'Afrique et la Martinique... Ou comment dire de manière tendre que les hommes ont beaucoup plus de points communs que de différences...
Qu'on se le dise : Mata Gabin est une grande actrice ! Elle mène ce seule-en-scène avec brio et une intelligence de jeu innée.
Un spectacle avec de la dérison, de l'humour sarcastique, du plaisir pendant 1H30...Un one woman show mytho écrit et talentueusement mis en scène par Jean-Christophe SIRIAC... A ne rater sous aucun prétexte ! Damien DORSA
TOURNEE EN FRANCE
JUSQU'AU 30 SEPTEMBRE 2012
RACINE PAR LA RACINE
A la sortie du théâtre je m'étais convaincu d'écrire cette
chronique en alexandrin, c'est dire l'influence qu'a eu la pièce.
Mais bien vite mon sens de la rythmique m'a fait comprendre
qu'il valait mieux abandonner cette idée. Les acteurs entrent
en scène encapuchonnés récitant une incantation en l'honneur
de leur maître : RACINE.
Et quel curieux hommage rendu ! Ils vont pendant plus d'une
heure extraire la substantifique moelle non pas d'une pièce de
Racine mais bien des 11 pièces du Maître !
Que ce soit des versions accélérées ou bien des hommages
rendus aux personnages oubliés des tragédies Raciniennes (le
rhapsodie du garde à la hallebarde en alexandrin est
particulièrement forte.)
Les tableaux s'enchainent. Les tirades les plus célèbres sont
toujours présentes et merveilleusement interprétées par une
troupe que l'on sent complice pour notre plus grand bonheur.
A la sortie, on est réconcilié avec la tragédie Racinienne, ce
spectacle peut même être considéré, osons le dire, comme
une comédie racinienne !
L'interview de Racine sur scène (oui il est là !) nous dit que
seuls les ineptes concluent, je n'en dirais donc pas plus...
Léonard DE RIVIERE
THEATRE DE L'ESSAION
6 rue Pierre au Lard
75004 Paris
JUSQU'AU 28 JUILLET 2012
PLAISIR MODE D EMPLOI
Histoire d'une femme et de ses relations avec la gent
masculine ; les tableaux s'enchainent toujours plus drôles et
le sujet est abordé de manière légère, jamais vulgaire.
Les contorsions de Severine Broussy nous font rire, ses
expressions changent sans cesse lui permettant d'interpréter
plusieurs rôles à la psychologie hilarante. La scène est
parfaitement maîtrisée par l'actrice tour à tour provocante,
sensuelle ou bien clownesque.
Il y a une véritable interaction avec le public, pour le plus
grand bonheur (malheur?) des personnes qui seront visées
tout au long du spectacle. Cette interactivité est surtout due
au fait que tous nous avons vécu ces situations piquantes,
amusantes ou bien embarrassantes qui ponctuent une
relation amoureuse. Ces situations souvent tabous sont ici
exposées sous les projecteurs, font rire et perdent de leurs
gravités, le public (jeunes ET moins jeunes) finit par se lâcher
et, vers la fin du spectacle commentent les situations ; un
membre du public, invité par l'actrice, commence même un
strip tease sur scène !
A la sortie du spectacle, les hommes pensent tous en savoir
un peu plus sur le plaisir féminin, et les femmes sortent ravies
de ce cours d'éducation sexuelle qui devrait rendre leurs
futures nuits d'amour plus agréables… En tout cas, plus
comiques ! Léonard DE RIVIERE
Théâtre LES FEUX DE LA RAMPE
Tel : 01 42 46 26 19
JUSQU'AU 30 JUIN 2012
LE TOUR DU MONDE EN 80 JOURS
Le Tour du monde en 80 jours est une comédie complètement
décalée. Certes décalée dans l’espace – puisque les personnages
nous font voyager de Suez à Hong Kong en passant par Bombay
– mais aussi (et surtout) décalée dans le temps : Quoi de plus
hilarant que d’assister à un spectacle qui, bien qu’existant depuis
déjà 3 ans, adapte son texte au goût du jour ? On entend
encore les rires du public lorsque Passepartout explique à
l’anglais Fix qu’il a quitté la France dès lors qu’on avait désigné
Domenech comme entraîneur de l’équipe de France, ou lorsque
Philéas Fogg déplore le fait qu’il manquera la dernière saison de
Desperate Housewives à cause de son voyage ! Toute l’intrigue
part d’un simple pari : Philéas Fogg gage qu’il fera le tour du
monde en 80 jours. De là, il apprête son valet Passepartout,
figure du Sganarelle anglais, pour se mettre en route. Au cours
de leur périple, les deux hommes vont malheureusement croiser
le chemin du perfide Fix, qui cherchera par tous les moyens à
ralentir leur parcours. A dos d’éléphant ou en Vélib’, les
personnages nous font voyager au travers de l’aristocratie
britannique et bien au-delà. Rien n’est laissé au hasard, qu’il
s’agisse des coutumes et des costumes, avec toujours une
pointe d’humour très bien reçue: « je suis capable de marcher
dans les rues de Londres sans parapluie ! », « on ne sait pas
quelle mycose on peut attraper dans les rouleaux de printemps !
». L’exotisme omniprésent nous envahit : on aimerait monter sur
scène aux côtés du vendeur de tapis égyptien; on se retient de
rejoindre Passepartout chez le traiteur chinois…
Un point le plus fort à souligner est la polyvalence des comédiens.
Outre une gestuelle synchronisée et une élocution captivante, les
comédiens sont, en plus d’être d’excellents acteurs, danseurs et
chanteurs.
Ainsi, c’est presque une comédie musicale qui nous attend derrière
le rideau.
Exceptionnel, formidable, « incredible », voire « j’en reviens pas-
able » comme le clame Monsieur Fogg, ce spectacle est un pur
moment d’évasion… Alexis DAVILLE
CAFE DE LA GARE
41 Rue du Temple
75004 Paris
Tél.: 01 42 78 52 51
JUSQU'AU 30 JUIN 2012
LES 39 MARCHES
Dans un music-hall londonien, un jeune canadien, Richard Hannay rencontre Annabelle Smith, une jeune et jolie femme brune. Il décide de l'héberger pour la nuit : Elle lui raconte que sa vie est en danger car elle s'oppose à la divulgation d'un secret d'état par une organisation criminelle appelée Les 39 marches. Elle affirme que le chef de cette organisation est un homme de la « bonne société ». Au cours de la nuit, Annabelle s'affale sur le lit de Richard, un couteau planté dans le dos, la main tenant une carte d'Ecosse sur laquelle le nom d'une petite ville est entouré... L’histoire de ces 39 MARCHES est celle du chef d’oeuvre d’ Hitchcock de 1935. Ce qui est étonnant , c’est la façon avec laquelle Eric Métayer et ses trois camarades d’aventure ont su adapter pour le théâtre toutes les péripéties de M. Hannay avec une ironie irrésistible et un talent indéniable. Les quatre comédiens jouent , en fait, plus de 100 personnages pendant deux heures de spectacle, avec une modestie de moyens qui ne fait qu’accentuer leur habileté. Lorsqu’ils apparaissent sur le plateau, au début du spectacle, l’intention nous offrir le coté ironique de l’histoire (sans aller dans la parodie) est déjà claire ; et les rires des spectateurs accompagneront la totalité de la pièce, jusqu’au happy end final. On a envie de revoir le classique d’Hitchcock et en même temps, on se délecte vraiment de cette version, qui s’amuse justement des effets cinématographiques (Les acteurs, par exemple, lorsqu’ils jouent au ralenti les scènes d’amour, accompagnés par une musique romantique, sont irrésistibles…).
Belle performance également pour Eric Métayer, qui porte la double casquette : metteur en scène et acteur … Il faut se hâter d’aller l’applaudir , et goûter le vertige de monter ces 39 Marches… Sara ANEDDA
Théâtre LA BRUYERE
rue La Bruyère
75009 Paris
Tél.: 01 48 74 76 99
JUSQU'AU 30 JUIN 2012
ULYSSE ET L'ODYSSEE FANTASTIQUE
Allions nous succomber aux charmes des sirènes ou au
contraire aller de charybde en scylla ? A en croire les réactions
dans la salle, le retour à Ithaque a été passionnant : le jeune
public rit aux éclats... Et moi également !
La mise en scène est ingénieuse, les acteurs, infatigables,
sont formidables. Beaucoup d'humour et d'intelligence dans la
narration de l'Odyssée d'Homère, dont on retrouve les points
forts avec les cyclopes, sirènes et de multiples aventures.
Cette pièce est bien amenée, parfaitement adaptée aux
enfants par le rythme endiablé et les astuces de la mise en
scène. En effet, pas de temps morts ! Même pendant les
intermèdes, des marionnettes de théâtre viennent nous
divertir. Une excellente approche de l'Odyssée, avec une très
bonne interprétation et de belles trouvailles...
Les familles, adultes comme enfants, se sont régalés à tel
point qu'il était difficile de différencier les deux catégories
d'âge...
Léonard DE RIVIERE
THEATRE MICHEL
38, rue des Mathurins,
75008 Paris
JUSQU'AU 31 DECEMBRE 2012
CHRISTOPHE ALEVEQUE : Les
monstrueuses actualités
Ca cogne, ça tape, ça mitraille, dans tous les sens, tous les coins, les recoins, ça démasque à tout va, les faux semblants, les vraies pantalonnades et ça chatouille en chacun de nous...
Jonglant avec les faits divers, les femmes et hommes politiques, un président « Zébulon » « poly-tique », Christophe Alévêque parvient, en parfait funambule, à dissimuler sa virtuosité derrière un apparent fatras.
Excédé par le flux incessant d’informations abêtissantes, il dévoile les « épouvantails à cons » sans jamais quitter la sphère du rire et surtout sans oublier de s’inclure, avec effroi, parmi les « cons ».
Mi-fomentateur abusé, mi-pamphletaire désabusé, accompagné par un trio de musiciens aussi discrets qu’indispensables, Christophe Alévêque nous incite à une complice révolte contre les « monstrueuses actualités ».
Un spectacle à voir, voire à revoir pour se faire du bien en riant de tout y compris de nous, pour remplacer dans les canons, les boulets par de grotesques ballons de baudruche... Vous ne lirez jamais plus votre journal sans sourire, vous n’écouterez plus votre radio sans une pointe de malice et vous n’allumerez plus vos écrans sans entrevoir le clin d’oeil narquois de Christophe Alévêque. Julien TAVERNIER
TOURNEE EN FRANCE
JUSQU'AU 30 JUIN 2012
LES FOURBERIES DE SCAPIN
Salle comble, un après midi, au Théâtre Fontaine pour ce
grand classique de Molière : Beaucoup d’enfants, quelques
groupes scolaires et quelques adultes…L’histoire nous la
connaissons, les garçons Octave et Léandre se lient en
cachette à Hyacinthe et Zerbinette, mais leurs pères respectifs
Argante et Géronte, au retour des voyages d’affaire ont déjà
des projets de mariage bien précis pour leurs fils. Comment
faire pour arranger le tout, sinon recourir au service
diabolique du « génie » (ou « fourbe »…) Scapin ? Colette
Roumanoff nous propose ce texte intemporel en le servant
avec un décor vraiment épuré pour que l’on se concentre plus
sur le contenu que sur la forme, tout en restant fidèle à
l’auteur et à son époque.
Cette jeune compagnie fait revivre les hilarants personnages
de Molière avec une fraicheur vivifiante. Nous avons vraiment
apprécié cet air de modernité que l’on respire, tout en
respectant ce classique et ses costumes chatoyants…
Le spectacle est captivant : enfants et adultes apprécient,
rient de concert très souvent en s’étonnant des multiples
« fourberies de Scapin » ; Des « fourberies » interprétées
talentueusement avec charme et énergie par David Thénard,
qui, parmi les autres acteurs fort doués, mérite sans doute
THE mention spéciale… Claudio SAPONARA
Théâtre FONTAINE
10, rue Pierre Fontaine
75009 Paris
Tél: 01 48 74 74 40
JUSQU'AU 12 MAI 2013

ALADIN
Aladin, un conte des 1000 et 1 nuits et autant de raisons d'y
assister.
Dans cette pièce de théâtre, tout le monde y trouve son
compte. Le jeu d'acteur proposé est de haut niveau, tous se
donnent à fond, ont plaisir à jouer, embarquant littéralement
le spectateur dans une tornade d'actions car le rythme
endiablé de cette pièce qui alterne danses, combats, chants,
dialogues humoristiques, ne peut que satisfaire le public quel
que soit son âge. En effet, les plus jeunes apprécient les
situations burlesques dans lesquelles se retrouvent Aladin ,
les shows endiablés d'un génie qui assure le show ou bien
d'un sultan très fin gourmet. Quant au public adulte, il peut
apprécier les jeux de mots et innombrables clins d'œil qui
fleurissent tout au long des dialogues, pour peu qu'il retrouve
son âme d'enfant, il fera d'une pierre deux coups !
On dit souvent que le public est le critique le plus
intransigeant qui soit, il suffit alors de détourner les yeux de
la scène pour contempler des visages poupins et hilares ainsi
que des têtes plus matures et sérieuses qui au fil du temps se
détendent et finalement la salle n'est plus que peuplée
d'enfants aux regards pétillants. Léonard DE RIVIERE
THEATRE COMEDIA
4 bd de Stasbourg
75002 Paris
Tél. : 01 42 38 22 22
JUSQU’AU 31 DECEMBRE 2012
Et TOURNEE EN FRANCE JUSQU'EN AVRIL 2013
SMOKING SOFA
Ce n'est pas une pièce mais bien plusieurs que nous avons
la chance de voir en une seule représentation. Plusieurs
pièces uniques et qui n'auront lieu qu'une fois. Smoking Sofa
pratique ce qu'ils nomment « l'improvisation dirigée »
Les 4 acteurs vont tour à tour interpréter le rôle de
directeur artistique et vont diriger les autres acteurs
pour une scène tout droit sortie de leur imagination.
A la fin de la scène, un Monsieur Loyal apparaît et
demande au public de crier « victoire » ou bien « KO ».
En cas de victoire, l'acteur qui a dirigé la scène remporte
un point, sinon il se soumet à un gage octroyé par les
"manches" de Monsieur Loyal. A la fin, celui qui a le plus
de points se voit remettre une ceinture digne du plus grand
concours de catch jamais vu. C'est ainsi qu'en 1 heure,
on peut voir un concours de rap entre Dieu et Jésus,
Hannibal Lecter qui poursuit une demoiselle en barque
ou encore une entrée au paradis pas très orthodoxe...
Toutes ces saynètes s'enchainent à un rythme tel
qu'il est difficile de reprendre son souffle entre deux
fous rires. Smoking Sofa est une brigade chic de choc
composés d'acteurs dont la complicité et le talent font
tout le succès de ces improvisations loufoques.
Léonard DE RIVIERE
PIXEL THEATRE
18 rue championnet
75018 PARIS
Tél. : 01 42 54 00 92
JUSQU'AU 7 JUIN 2012
CHAMBRE AVEC IMPREVUES

« Chambres avec imprévue » est une pièce qui porte bien son nom.
Que ce soit franchement imprévisible est bien le but avoué des auteurs.
Les acteurs eux-mêmes ne savent pas ce que chaque soir leurs réserve
en surprise et en défi.
Vous l'avez compris, c'est de l'improvisation dont il s'agit ici, dans le joli
théâtre de l'Essaion.
Ce n'est pas la première fois que la compagnie On/Off se joue des
préméditations, des didascalies et des jeux tout faits. Non ce n'est pas
la première fois que la troupe s'installe, se configure, se reconfigure
selon les désirs des spectateurs ébahis.
Dès l'entrée en salle, on comprend tout de suite ce qui nous attend,
on comprend que d'une certaine manière, nous allons nous aussi être
les acteurs de la pièce. Mais, notre rôle s’arrête et commence ici :
on notera sur un morceau de papier nos envies du moment ; Nous
choisirons deux thèmes afin que la troupe invente avec ingéniosité
et malice toute une histoire autour des thèmes sélectionnés.
Et, c'est l'effervescence dans la salle, chacun s'agite pour que l'arbitre
sélectionne son bout de papier . La salle bien vivante est emerveillée
et alors que la troupe tombe sur le thème « faire du patin », ou
« silence on tourne », voilà que l'histoire démarre, et nous transporte
avec elle...
Spontanément, la troupe qui veut avant tout jouer dans la comédie
n'hésite pas à s’accommoder de l’inattendu, de la surprise et de l'audace.
Bref, c'est original, drôle et surprenant...
On s'étonnera agréablement, entre deux rires, de la capacité de la
troupe à développer une histoire improbable qui, dans la magie du
moment, nous fait oublier un instant qu'il s'agit d'improvisation.
On en sort ravi d'avoir passé un réel moment d'échange, on se sent
partie prenante du tout, du public que nous incarnons et qui, pour
une rare fois au théâtre est lui aussi un metteur en scène.
Le Top Numéro1 vous recommande chaleureusement ce très
bon spectacle!... Nesrine AISSANI
ESSAION THEATRE
6 rue Pierre au Lard
75004 PARIS
Tél: 01 42 78 46 42
JUSQU'AU 27 JUIN 2012
L'APPRENTIE SAGE FEMME

Lorsqu'on assiste à la représentation de l' « Apprentie sage-femme »
au Lucernaire, on a comme l'impression que l'on vient de lire un
très bon roman.
En fait, la pièce est traduite d'un livre de l'écrivaine américaine
Karen Cushman qui manifestement fait un carton jusque dans
notre fière capitale.Disons le tout de suite, l'adaptation qu'en fait
Phillipe Cruzbézy est excellente. C'est autant dans la mise en scène
que dans la traduction qu'il s'avère ici être un maitre en la matière.
Les répliques sont pointues, pimentées, justes et précises et
la femme qui les prononce, imperturbable, innocente et naïve.
Le contraste est posé, le décor est révélateur et pertinent,
le jeu d'acteur est dans l'authenticité. C'est digne
d'un tableau de Vermeer que le décor dans lequel évolue le
personnage. L'histoire est non seulement bien écrite, mais elle est
avant tout bien peinte.
C'est la comédienne Nathalie Bécue qui jouit d'une grande
renommée dans le monde théâtral parisien ( La comédie-Française)
qui incarne à la perfection le rôle majeur.
Son rôle? Une simple orpheline qui dévoile ses blessures
d'enfants devant un public attendri et à l'écoute. L'histoire est dure,
nous sommes plongés dans la vieille Angleterre du Moyen Age et
les nombreuses souffrances dont il se compose.
L'anti-héroine de notre pièce, nous raconte avec une véhémence
pleine d'émotions les duretés de l'enfance confrontée à la faim,
la soif et le froid.
Alors, dans le récit sauvage et tendre, on apprend peu à peu qui
elle est et d'où est-ce qu'elle vient. . On découvre qu'elle n'était
pas totalement seule, qu'elle avait Jeanne, la sévère et aimante
Jeanne qui exerçait le métier de sage-femme et qui prendra soin d'elle.
Oui, elle sera dure avec la jeune enfant, elle sera sévère mais elle
sera juste.
Elle n'a pas la vie facile. Pas du tout même, elle n'a pas d'amis, pas
de réconfort , pas de confort du tout. Elle n'a rien que Jeanne la
Sage-Femme qui lui montre bien que la vie n'est pas tous les
jours une fête. Voilà le récit d'une faiblesse qui se transforme en
une redoutable force car la petite orpheline est une battante.
Elle ne sait encore rien mais elle sait se défendre contre les
duretés de la rues. Ce qui est sûr, c'est qu'elle veut vivre.
Animée d'une force sans nom, l'orpheline grandit et se fraye
son propre chemin, elle avance ... Elle devient Alice, accomplie
et téméraire. C'est bien l'histoire d'un parcours plein d'embûches
qui nous rappelle que la volonté est mère de la réussite.
Du rire aux larmes, c'est son incroyable histoire qu'elle nous raconte
si habilement. Le spectateur, reste béatement perplexe : à chaque
mot, il en attend un autre, à chaque phrase, il en attend la chute.
Tout est là pour exciter son imagination et sa réflexion. Tous
les ingrédients sont là pour donner de l'espoir , agrandir
l'optimisme et prendre pour exemple le formidable destin
d'une femme qui a réussi, malgrè tout, à faire de sa tragédie
une formidable épopée. C'est bien un spectacle qui nous
rend plus fort. A voir !
Nesrine AISSANI
RETROUVEZ L APPRENTIE SAGE FEMME sur Youtube :
L-APPRENTIE-SAGE-FEMME-extraits
Aimez-vous la nuit? Aimez-vous Brahms? Aimez-vous la vie? En fait, la liste est interminable, il ya mille manières de nous demander ce qui nous raccroche à la vie. C'est bien l'objectif de la très réussie et très profonde pièce qui passe actuellement à Paris.
C'est dans un hall de gare que tout semble se dérouler. La petite mélodie qui précède les annonces des trains à passer nous le confirme. Pourtant, les doutes persistent. Est-ce vraiment une gare? Tout nous donne l'impression que c'est une salle d'attente. Que font ces deux personnages à attendre isolément? Quel est donc ce troisième personnage qui arrive? Pourquoi les trains n'arrivent pas?
Nous croyons un instant dans cette mystérieuse atmosphère que c'est dans l'absurde que l'auteur veut nous plonger. Mais non. Il y a un sens autant que la vie en a un. On comprend qu'il attendent un train qui ne viendra pas...Et, on apprend dans une formidable mise en scène qui suit les lois du suspens et de la découverte progressive des personnages que le train ne viendra jamais.
On comprend aussi que ce n'est pas n'importe quelle gare, que ce n'est pas n'importe quel train qu'ils attendent...Ce n'est ni la vie, ni la mort, c'est dans l'espace entre-deux que le théâtre ici ouvre ses rideaux.
Tous les personnages ont tentés de se suicider...en vain..
Et nous voilà bloqués dans cette étrange salle qui relie les deux mondes. Les trois personnages sont dans le coma et c'est là que se trouvent leurs âmes. Pour combien de temps encore? Était-ce la meilleure idée? Reviendront-ils à la vie?...
La « passeuse » est là , elle passe comme un fantôme , comme l'unique survivance, celle qui les amènent vers la mort ou vers le réveil...
L'histoire joue avec nos sentiments, on découvre peu à peu les personnages, on comprends leurs faiblesses, on excuse leurs fautes, on s'accapare de leurs chagrins. Bref, c'est toujours un peu de nous même que les autres...
Pourtant et c'est peut-être là, l'autre prouesse de l'auteur Julien Sechaud que la gravité n'y est pas lourde, il traite cette histoire avec cette douce légèreté qu'Annie Vergne à su préserver.
On en ressort comme grandi, plus certain de ce que l'on veut, du caractère éphémère des choses, du temps qui passe. C'est une pièce philosophique qui nous rend tout simplement humain et on se dit, alors, qu'il serait dommage de s'en priver. ...
Nesrine AISSANI
GUICHET MONTPARNASSE
Tél.: 01 43 27 88 61
JUSQU'AU 1er AVRIL 2012
LE MALADE IMAGINAIRE
La médecine radoucit les mœurs, à condition d’y mettre le prix. Un précepte érigé en dogme inébranlable par le noble Argan, dont la vie est rythmée par les multiples lavements d’estomac et les insipides breuvages pour seuls repas. Sa pathologie ? Son addiction aux prescriptions farfelues de docteurs avides de deniers flambants neufs. Afin de satisfaire sa soif inextinguible de traitements, rien de tel qu’un médecin personnel toujours à portée de main, quitte à sacrifier sa fille sous le seuil d’un mariage forcé. Pour la jeune Angélique, cette alliance ébranle l’amour qu’elle porte au prince de son cœur. Les sentiments n’ont guère leur place, surtout si ils desservent les intérêts de la science. Nulle ombre au tableau donc, hormis l’ingénue et impertinente servante Toinette qui va employer un trésor d’ingéniosité pour contrecarrer ce dessein. Brillamment mise en scène, cette adaptation de la fameuse pièce de Molière est une réussite incontestable. Aux dialogues toujours aussi percutants se mêlent désormais de la musique et de la danse. Envoutant ! La prestation de la troupe est remarquable, notamment celle de Renaud De Manoel, interprète d’Un Argan aussi obstiné que bêta. Rare sont les pièces où les comédiens affichent une telle complicité et un réel plaisir de jouer ensemble. Le résultat est détonant, un vibrant hommage à l’œuvre de Molière. Nicolas LACOMBE
Théâtre FONTAINE
10 rue Pierre Fontaine
75009 PARIS
Tél. : 01 48 74 74 40
JUSQU'AU 6 MAI 2013
PSY
Je ne veux pas trop abuser de cette tribune pour narrer mon quotidien intime…Mais quand même, je peux pas m’empêcher… Oui, j’ai été voir un « PSY » hier.
Il s’agissait d’une séance exceptionnelle en groupe :
Tout d’abord, chez ce « PSY » là , on est accueilli par des hôtes et hôtesses avec une gentillesse accomplie…
Vous vous asseyez sur de magnifiques fauteuils rouges, au milieu de vos contemporains, et là… LA…. :
Un médecin de l’âme (et des zygomatiques, mais nous le saurons plus tard) vous met la tête à l’envers, avec le système de la thérapie directe…. Mais qu’est-ce donc ? me direz vous :
La thérapie directe : C’est le moment délicieux à passer, lorsque vos idées se font obscures…
C’est l’épisode à vivre, lorsque le feuilleton donne le mot FIN… Bref, c’est ça , le « PSY »…
Un délassement des mandibules, une décontraction dans nos journées moisies…
Un pur espace–bonheur à visiter…
Mais le « PSY » n’est pas seul, une secrétaire délicieusement coquine l’accompagne espièglement..
Et ce n’est pas tout !
On a le droit d’assister aux séances de ses congénères (oui, en 1 mot !!) :
Un régal de compatir à l’infortune de l’autre :
surtout quand on est atteint de la demoiselle-de-rochefort-aigue, quand on s’appelle Mr le très beau-désabusé, ou encore quand on se transforme trop facilement en ecclésiastique-libertin…
Et si l’on fatigue, on a le droit à une pause-télé avec le teaser des prochaines aventures des « Feux de l’amour »..
Alors, nous rions, rions, rions… Je n’oublie pas qu’à cette séance, on rit beaucoup moins lorsque le médecin nous demande à notre tour de pénétrer son cabinet…
Hier, Sammy, demain Josiane, après demain…Vous ? Qui sait ?...
Avant de vous quitter, chers lecteurs, je tenais à signaler que ce n’est pas la séance la plus calme que j’ai vécue (et j’en ai connu, en 34 ans d’analyse, allongé sur un buffet –mon précédent médecin n’avait plus de canapé !...) … Pas calme , disais-je : je regarde à gauche et à droite : Tous, je dis bien TOUS se gondolaient de rire… Pas un n’échappe à la réjouissance de cette soirée…
Je ne pourrais pas vous quitter, sans évoquer « mes amis de la séance », d’éclatants comédiens :
Merveilleux Nicolas Taffin (un acteur d’une énergie et d’un sens de la comédie « comique » rares… A suivre de près…) , Guillaume Eymard (Dans un double rôle délicat : Talentueux et très fin), et de leurs partenaires, excellentes dans toutes les variations d’un burlesque très juste : Carine Beaufils -en alternance avec Ludivine Desrousseaux- et Stéphanie Haye…
Et enfin, vous informer qu’on peut participer à 3 séances par semaine, que ça se passe à Paris, (et que ça se passe…Bien !) … Les salles ont pleines, (Comme dirait l’autre : c-complet.com...) , le public est heureux, (Tous fous de « PSY » : avouez que c’est pas commun !…) et la dynamique de la troupe est cadencée nerveusement…
« Non, je ne bouderais pas mon plaisir,
Car finalement, je ne veux pas guérir… » (Vous pouvez admirer la rime sauvage…)
Oui, je remettrais mon entonnoir sur la tête et je foncerais me refaire une séance au théâtre… Alfred COHEN
EN TOURNEE EN FRANCE, BELGIQUE, SUISSE...
JUSQU'AU 30 JUIN 2012
Renseignements SITE WEB : www.c-komplet.com
L'OPERA DU RANELAGH
En 1894 Louis Mors, riche industriel passionné de musique fait construire un théâtre à l’emplacement d’un ancien Salon de Musique. Aujourd’hui, cette magnifique salle en chêne sculpté, à l’acoustique exceptionnelle ouvre ses portes à l’opéra.
Ils existent dans les grandes capitales un « Grand Opéra National » et un « Petit Opéra » dédié aux jeunes chanteurs, leur offrant ainsi un espace pour se faire connaitre. Mais Paris ne possédait pas un tel lieu, pourtant indispensable pour la jeune création lyrique.
C’est à présent chose faite, grâce à David Serero, un jeune baryton de 29 ans qui se produit à travers le monde, de New York, Moscou, Londres en passant par San Francisco. Il imagine un événement « opératique » une fois par mois, au Théâtre du Ranelagh autour d’un thème fédérateur et grand public : un spécial Verdi, Puccini, les grandes comédies musicales américaines, les grands airs d’opéra russes…
Il n’hésite pas à associer les classiques du répertoire aux standards des comédies musicales. Vous l’aurez compris l’Opéra du Ranelagh renouvelle le genre ! L’opéra se modernise et ouvre ses portes au plus grand nombre en proposant des tarifs attractifs...
Lors du dernier récital, le fameux pianiste Franco-Chypriote, Cyprien Katsaris et David Serero ont mêlé avec maestria, Rameau, Chopin, Liszt, Mozart, à des chants Yddish, Carmen, Figaro et un extrait de la comédie musicale «Un violon sur le toit ».
Eclectique et riche en découverte, l’Opéra du Ranelagh va très vite devenir un lieu incontournable. Corinne MARION
Théâtre du RANELAGH
5 rue des vignes
75016 Paris
Tél. : 01 42 88 64 44
JUSQU'AU 30 OCTOBRE 2012
CHAMBRE AVEC (IMPRE) VUE
« Chambres avec imprévue » est une pièce qui porte bien son nom. Que ce soit franchement imprévisible est bien le but avoué des auteurs. Les acteurs eux-mêmes ne savent pas ce que chaque soir leurs réserve en surprise et en défi. Vous l'avez compris, c'est de l'improvisation dont il s'agit ici, dans le joli théâtre de l'Essaion.
Ce n'est pas la première fois que la compagnie On/Off se joue des préméditations, des didascalies et des jeux tout faits. Non ce n'est pas la première fois que la troupe s'installe, se configure, se reconfigure selon les désirs des spectateurs ébahis...
Dès l'entrée en salle, on comprend tout de suite ce qui nous attend, on comprend que, d'une certaine manière, nous allons nous aussi être un peu les acteurs de la pièce. Mais, notre rôle s’arrête et commence ici : on notera sur deux morceaux de papiers nos envies du moment ; Nous choisirons deux thèmes afin que la troupe invente avec ingéniosité et malice toute une histoire ( farfelue ou non) autour des thèmes sélectionnés.
Et, là c'est l'effervescence dans la salle, chacun s'agite pour que l'arbitre sélectionne son papier . La salle est bien vivante! Et alors que la troupe tombe sur le thème « faire du patin », ou « silence on tourne », voilà que l'histoire démarre, et nous transporte avec elle.
Spontanément, la troupe qui veut avant tout jouer dans le registre comique n'hésite pas à s’accommoder de l’inattendu, de la surprise et de l'audace. Bref, c'est original, drôle et surprenant.
On s'étonnera, entre deux rires, de la capacité de la troupe à développer une histoire improbable qui dans la magie du moment, nous fait oublier un instant qu'il s'agit d'improvisation.
On en sort ravi d'avoir passé un réel moment d'échange, on se sent partie prenante de l'ensemble , du public que nous incarnons et qui, pour une rare fois au théâtre devient lui aussi metteur en scène.
Le Top numéro1 vous recommande chaleureusement de vous y présenter avec des idées bien croustillantes ... Nesrine AISSANI
ESSAION Théâtre
6 rue Pierre au lard
75003 Paris
JUSQU'AU 27 JUIN 2012
ARRETE DE PLEURER PENELOPE
C'est dans un univers rose biba que les trois protagonistes de Arrête de pleurer Pénélope vont dérouler dans la joie l'histoire de leurs destins sentimentaux. Le thème de la pièce semble être l'amour mais, comme de bien entendu, ce ne sera pas tout à fait le cas… La beauté d'un scénario si bien monté, c'est que l'on finit par se rendre compte que le fin mot de l'histoire, c'est d'abord l'amitié. L'énergie touchante des comédiennes parvient à emmener le public du rire aux larmes en un instant : entre pointages de doigt et zéros pointés, tout le monde y passe! Même nos trois filles en transition n'échappent pas au passage du crible intraitable de la vérité inavouable… mais avouée.
Mais le règlement de compte auquel vous serez conviés ne sera jamais tout à fait soldé, car ce que vous verrez là, ce sont des tranches de vie, un instantané : la suite existe déjà avec Arrête de pleurer Pénélope 2, et je vous recommande de vous offrir le grand chelem!
Olivier Paul NIRLO
Théâtre LES FEUX DE LA RAMPE
2 rue Saulnier
75009 Paris
Tel .: 01 42 46 26 19
JUSQU'AU 30 JUIN2012
DIDIER SUPER
Et si Didier Super était la réincarnation du Christ?
«Quand un véritable génie apparaît en ce bas monde, on peut le reconnaître à ce signe que les imbéciles sont tous ligués contre lui.» Jonathan Swift
Cette citation utilisée en exergue du chef d'œuvre qu'est La conjuration des imbéciles de J.K Toole s'applique parfaitement à Didier Super.
Pourquoi beaucoup d'imbéciles se liguent contre ce personnage ? Parce qu'ils ne reconnaissent en son humour qu'une provocation vulgaire les poussant aux limites de leur « bienpensance » (et l'humour officiel qui l'accompagne sur nos télés).
Olivier Haudegond (le créateur de Didier) met le public mal à l'aise avec ce personnage exécrable et drôle, tout en déclenchant des rires à partir de sujets jugés trop délicats par beaucoup (pour ne pas dire tout le monde): racisme, handicaps, pédophilie... De la honte d'en rire et du plaisir qu'on peut y prendre...
Didier Super nous renvoie donc aux aspérités les plus sombres ne nos personnalités, le sadisme et la petitesse d'esprit présents en chacun de nous, dans nos jugements et notre intolérance, "à droite comme à gauche" (le titre d'une de ses nouvelles chansons).
Certains préfèrent s'indigner après quelques rires initiaux, d'autres riront à en pleurer, préférant diriger leur indignation vers le monde dans lequel on vit, et trouvant un exutoire dans le rire parce que comme le dit Didier "vaut mieux en rire que de s'en foutre".
Deux choses sont sûres: cet Andy Kaufmann français ne laissera personne indifférent, et sa comédie musicale à venir, "Et si Didier Super était la réincanation du Christ?", ne convertira pas les détracteurs. Simon DESCAMPS
TOURNEE EN FRANCE dans toute la France (ALENCON, MARSANNE, VILLEURBANNE, BESANCON, FOUGERES, OURS, ANNEMASSE...)
JUSQU'EN JUILLET 2012
ARY, dans "A LA FOLIE"
Oh Ary, si tu savais, toutes les larmes que j’ai pleuré… de rire ! Sempiternel refrain qui trotte dans la tête à la sortie du spectacle de l’humoriste Ary Abittan.
Retour deux heures en arrière. Le rideau se lève, l’artiste descend dans l’arène d’un pas de danse ‘jacksonien’, l’œil taquin prêt à transmettre de son enthousiasme débordant au spectateur.
Place à l’ivresse collective. Révélé par Gad Elmaleh, Ary Abittan interprète une série de personnages aussi névrosés qu’atypiques. Imaginez un homme heureux en ménage qui demande le divorce pour pimenter son existence, un sociopathe qui confie ses angoisses auprès de son psy ou encore un dramaturge à la verve haute et désuète... Autant de personnalités extravagantes brillamment interprétées par un comédien qui envoûte la scène de par sa gestuelle et ses répliques savoureuses. Le public est conquis.
Pari réussi pour Ary Abittan qui, en revêtant
Dame folie de ses parures burlesques, a construit un spectacle aussi enfiévré qu’original. Cerise sur le gâteau, entre deux sketches, le comédien change de registre comique avec des interludes courts et décapants. Fous rires garantis à la vue de la prestation scénique d’un chanteur d’opéra égyptien ou lors d’une émission culinaire en turc.
Gad Elmaleh peut s’en targuer, son filleul s’inscrit dans la lignée des humoristes des plus prometteurs de la nouvelle génération.
Nicolas LACOMBE
RETROUVEZ ARY... en vidéo : ARY-ABITTAN-SPECTACLE
LA NUIT DES DUPES
“La situation est en effet historique :Louis XIII n'a pas d'héritier et ne fait plus l'amour à sa femme, la trop prude Anne d'Autriche. Sa mère, l'intrigante Marie de Médicis, compte en profiter pour le faire abdiquer en faveur de Gaston d'Orléans. C'est compter sans le fourbe Richelieu et le séduisant Duc de Buckingham. Mais que vient faire d'Artagnan dans cette galère ? Alexandre Dumas lui-même n'aurait pas osé l'imaginer !” Michel Heim, a décidément un véritable talent pour le pastiche théâtral historique et il l'a déjà largement prouvé. Avec la "Nuit des dupes", il nous offre une véritable "cherry on the cake", fruit de sa maturité dramaturgique décalée. Avec ce petit bijou, incontestablement, il franchit un cap . La langue est belle, accessible et vigoureuse, la métrique est ferme et parfaite, les jeux de mots, aussi brillants, côtoient sans sourciller les plus hautes assertions royales ! Un vrai bonheur… Du faux? … Euh…. Peut être …Mais, après tout, qui nous dit que ça ne c'est pas passé comme ça ? … De plus, il faut le signaler : tous les comédiens sont à égalité excellents.. Alors, que demande le TOP N°1? Rien… Ah si, aller voir La nuit des dupes !... Jonathan BOUVIER
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LA-NUIT-DES-DUPES-VIDEO
MA COLOCATAIRE EST ENCORE UNE GARCE
Le quadragénaire Hubert, hilarant, débonnaire et naïf débarque de l’Isère à Paris pour prendre possession d’un petit studio dont il vient de devenir propriétaire. Il va commencer le jour suivant son nouveau boulot de comptable au Bricorama de Velizy… Tout lui fait penser au début d’une nouvelle et jolie vie….
Sauf que son appartement est occupé par la jeune et séduisante Sascha, qui héberge aussi son copain Luigi (sympa stéréotype de l’italien tombeur de femmes au physique athlétique). Les deux, très malins et au service d’un escroc, ne sont pas vraiment disposés à partir...
Et, comme si ça ne suffisait pas, Hubert n’a pas vraiment été recruté par le Bricorama de Vélizy, mais simplement viré de celui de Vienne (en Isère, pas en Autriche !), avec l’excuse du déplacement... Sans compter que, sans le savoir, le système d’escroquerie de ses nouveaux « colocataires » - avec un télescope ils arrivent à lire les codes de cartes bleues des clients du guichet automatique en bas du bâtiment – a touché aussi sa carte bleue personnelle! Comment le pauvre Hubert va-t-il s’en sortir ?...
L’intrigue se développe entre ces trois personnages, en respectant l’unité de lieu (l’intérieur du petit studio) et en faisant couler, comme une fontaine à (très) bons mots, des répliques d’une cocasserie extrêmement séduisante…
L’ humour du quotidien et les références à la culture populaire est à la base de toutes les situations les plus rocambolesques…Des situations qui s’enchainent, sans jamais faiblir… Du comique à mourir de rire…. Un très bon divertissement pour une de vos estivales soirées parisiennes… Sara ANEDDA
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MA COLOCATAIRE-EST-UNE-GARCE-VIDEO
DESHABILLEZ MOTS
Silence radio, l’émission s’apprête à débuter. La journaliste
ne cache son enthousiasme à l’idée d’interviewer une
personnalité hors du commun :l’Insouciance.
Qu’importe sison attitude frivole peine à dissimuler le trac de
cette médiatisation singulière, cette dernière se prête
volontiers au jeu du strip-tease verbal.
L’invité rougit aux louanges sur sa grâce naturelle tout en
consentant à demi-mot l’aspect vaporeux de son caractère.
Le charme opère. Sur scène, les mots sont arrachés de leu sanctuaire dictionnaire et prennent l’apparence d’être humain, empreint de certitudes mais aussi de défauts rédhibitoires. Imaginez la Virilité en pleine crise d’identité, l’Attente qui se fait (toujours) attendre, la Paresse pour qui l’interview s’apparente à un long chemin de croix…
Depuis deux ans, les auditeurs de France Inter se délectent
des chroniques estivales des deux comédiennes, Lénore Chaix
et Flor Lucienne. En les transposant sur les planches, la
metteur en scène Marina Tomé a conçu une œuvre scénique
éblouissante. Véritable ode poétique, ce spectacle radiophonique ne fait
guère d’ombrage à la langue française. Au contraire, il s’emploie à magnifier
le mots, transposés par les prestations de deux
comédiennes émérites.Nicolas LACOMBE
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DESHABILLEZ-MOTS-VIDEO
JEROME DARAN
Jérôme Daran prend énormément de plaisir à raconter de très mauvaises blagues graveleuses et des jeux de mots périmés. Il les enchaîne brillamment, grâce notamment à des personnages réussis, avec un humour noir provocateur qui ne manque pas de choquer une partie de la salle mais qui démontre également une autodérision à laquelle un bon nombre de spectateurs, les hommes lâches comme leur partenaires navrées, s’identifieront dans des éclats de rire coupables ou accusateurs....
On décèle dans ce spectacle la marque des très bons comiques : le timing parfait, des registres de voix et d’humours variés, une gestuelle et des grimaces maîtrisées, un enthousiasme communicant, une autodérision touchante, et, cerise sur le gâteau, l’aptitude à faire rire de très mauvaises blagues…
Le premier essai concluant et très prometteur d’un jeune homme très talentueux... Simon DESCAMPS
TOURNEE EN FRANCE
JUSQU'AU 30 AVRIL 2012
LA PETITE CHRONIQUE D ANNA MAGDALENA BACH
« La Petite Chronique d’Anna Magdalena Bach » est tirée du livre d’Esther Meynell, publié en 1925. L’auteur imagina le journal intime de Magdalena la seconde épouse de Jean-Sébastien Bach. « La Petite Chronique d’Anna Magdalena Bach » est donc un spectacle théâtral et musical qui nous plonge dans l’univers intime de Bach. Magdalena est interprétée par 5 comédiennes talentueuses Louise BOUVET, Laetitia BRECY, Stéphanie LANOY, Christine SAMMER dont une pianiste Nathalie SOUSSANA. 5 voix pour une femme qui nous raconte sa vie auprès de cet homme qu’elle a follement aimé et admiré. De la jeune fille rougissante et amoureuse du Maître de Chapelle du Duc de Köthen, à l’épouse admirative de son époux, Magdalena nous révèle un musicien passionné, un enseignant patient, un père plein de sollicitude et de tendresse pour les siens. La sensibilité, la fraicheur de la jeunesse, leur passion commune pour la musique donne une dimension humaine à ce musicien d’exception. Bach laisse peu à peu la place à Sébastien... La mise en scène d’Hélène DARCHE, ponctuée de pièces de piano et de chants, offre un spectacle profond et délicat, nous faisant découvrir l’homme derrière le génie. Les souvenirs reviennent, parfois avec légèreté : les rires des enfants, les chants, la musique en famille… Puis douloureusement… Magdalena et Sébastien ont perdu 7 enfants. Un spectacle rare, d’une très grande sensibilité.
Corinne MARION
EN TOURNEE EN FRANCE,
JUSQU'EN OCTOBRE 2012
LE MEC DE LA TOMBE D'A COTE
Comme le titre l’annonce vigoureusement, ils sont bien voisins… Pas de palier, mais de tombe… Elle vient régulièrement visiter son ex mari, disparu par un accident, et lui parle. Lui, il vient discuter avec sa mère, disparue suite à un cancer. Ils se croisent souvent et ils ne s’apprécient pas trop, c’est le moins qu’on puisse dire. Puis, un jour, ils arrêtent de bavarder avec les défunts pour parler entre eux ; Entre vivants, finalement !
Ils appartiennent à deux mondes totalement différents, une sorte de choc culturel ordinaire, elle bibliothécaire de gauche bio-écolo et végétarienne, lui, éleveur de vaches, paysan qui lit des Bandes dessinées et passionné de camions. Rien, a priori, en commun… Rien… Sauf, peut être, un extrême besoin d’affection…
Cette pièce très tendre, profonde et drôle , est une parfaite adaptation théâtrale d’Alain Ganas, du beau roman de Katarina Mazetti. Anne Loiret et Vincent Winterhalter sont d’une sincérité touchante, authentiques dans leurs rôles et forcément très crédibles ; hors de tous clichés. La mise en scène est sobre et ingénieuse, avec un éclairage qui accompagne cette femme et cet homme entre la narration et l’action. La tombe, toujours présente au centre du plateau, passe donc très simplement de lieu de rencontre à table de bistrot, ou de fauteuil de voiture, à un grand lit… Car le « mec de la tombe d’à coté » deviendra peut-être « le mec de la bibliothécaire d’en face »…
Mais, chut, nous vous laissons savourer, à votre tour, ce très joli spectacle… Claudio SAPONARA
RETROUVEZ "LE MEC DE LA ..." : LE-MEC-DELATOMBE-D-A-COTE-VIDEO
DONEL JACK'SMAN

En montant sur scène il a le trac et c'est perceptible à travers quelques
légers balbutiements. Le spectacle commence doucement,
puis une première vanne sort et surprend l'auditoire qui
redouble alors d'attention.
On se demande si ce sera l'exception qui confirmera la règle,
mais non ce spectacle est réellement parsemé de petites
vannes-bijoux très surprenantes, provocatrices, évoquant
des sujets tabous que pas mal de comiques refusent
d'aborder. On ne rit pas toujours avec la même intensité
mais on rit beaucoup et la spontanéité de ce jeune
comique est très séduisante. Une évolution à suivre…
Simon DESCAMPS
POINT VIRGULE
7 rue Sainte Croix de la Bretonnerie
75004 PARIS
JUSQU'AU 30 JUIN 2012
DROLE DE NUIT
Une nuit d’été, l’atmosphère est électrique au sein d’un quartier résidentiel. L’objet de ce tumulte inhabituel ? Un jeune homme, nommé France Maréchal, s’est lui-même pris en otage et menace de mettre fin à ses jours. Cet acte en apparence insensé, dissimule un mal-être abyssal, le fruit d’un trop plein émotionnel et de profondes blessures infligées par une destinée peu charitable. Le commissaire Tucjesi, peu aidé par l’incompétence d’un officier bêta, entame les négociations. Procédure d’autant plus complexe que le ravisseur exige l’impossible : une nouvelle vie ! En respectant de prime abord les codes du polar, l’auteur entraîne le public dans une fausse comédie policière qui jongle avec merveille entre rire et émotions. Impossible de dissimuler son enthousiasme ! A travers une série de Flash Back, le public suit avec délectation les regrettables accrocs qui ont émaillé l’existence de France. Le comédien Julien Héteau, d’une justesse rare, interprète un personnage profondément attachant, mais pétri de doutes. La résultante de décennies écoulées à observer, en tant que spectateur passif, le fil du temps s’égrainer. La troupe excelle au sein d’un univers rocambolesque issu de l’imagination débridée de l’auteur Frédrick Sigrist. La mise en scène dynamique parachève l’excellence d’une œuvre notable. Nicolas LACOMBE
EXERCICES DE STYLE
Un bistrot qui pourrait être à Barcelone,La Havane ou Buenos Aires. Une femme, sensuelle et pétillante, cachée derrière son éventail.Deux hommes, l'un "Latin lover", hidalgo et sûr de lui, l'autre timide et maladroit, tous deux mus par un même désir: séduire la belle inconnue. Cet élan les mènera à une surenchère de jeux de mots et de mains...
Si vous aimez les mots fougueux, les mots qui riboulent, les mots qui dinguent, qui chahutent, qui s’entrechoquent et puis qui éclatent comme des ballons de baudruche, si vous salivez devant un millefeuille d’histoires en une, si vous jubilez à l’idée d’entendre une histoire mille fois réinventée, remalaxée, restylisée, remodelée, recyclée, refaçonnée,
réemballée puis surgissant d’un chapeau comme un lapin de magicien,
Alors Raymond Queneau et ses « Exercices de styles » vous pétilleront dans les oreilles et cette trio qui s’en amuse vous amusera au bien nommé Pixel Théâtre !
Julien TAVERNIER
WARREN ZAVATTA
Une légère pointe d’amertume et une subtile touche d’acidité parfument ce règlement de comptes familial très divertissant.
Warren Zavatta s’attaque avec une agressivité feinte et beaucoup d’humour à son grand père Achille et la « grande » famille du cirque.
Il dénigre avec lassitude et causticité les numéros qu’il accomplit habilement sur scène, brisant la magie et la tradition auxquelles il semble ou prétend n’avoir jamais cru.
Il a toujours voulu être comédien et démontre qu’il en a les capacités et les registres en intégrant ses numéros parsemés de dérision à une véritable performance de clown triste.
Au delà du règlement de comptes, ces regards portés sur son univers et son parcours nous permettent d’assister à une étrange catharsis, celle de Warren qui s’observe et parvient à réconcilier ses désirs multiples et dépasser ses ressentiments. Son grand père serait sans doute fier : son petit fils est un clown moderne,
ambigu et cynique qui sous une apparence désinvolte et parfois quasi-hostile, a un émouvant respect des traditions. Simon DESCAMPS
ALICE AU PAYS DES MERVEILLES
Qui ne connaît pas, plus ou moins, l'histoire d'"Alice au Pays des merveilles", écrite et publiée par Lewis Carroll en 1865 ?... La petite Alice s'ennuie… Un jour, dans son jardin, elle est là, près de sa soeur qui lit un livre apparemment "sans dialogue et sans images" (« A quoi bon lire ça ?" se demande Alice). Elle s'allonge et s'abandonne au sommeil… Et voilà, un lapin blanc très pressé vêtu d'une redingote rouge qui court dans le jardin en s'écriant "Je suis en retard, je suis en retard!"... Puis, il passe par une petite porte et disparaît. Elle décide de le suivre en passant elle aussi par la même porte...Qui est trop petite pour elle! C’est ainsi, qu’après avoir réussi à rapetisser et une chute interminable, bien au-delà de la porte, elle se retrouve dans un monde aux antipodes du sien : Là, elle n’arrête pas de grandir et rapetisser, elle rencontre des personnages vraiment « bizarres » ; la logique de ce "pays des merveilles" est toute "renversée"! Réussira-t-elle à s'en sortir?... Offerte dans la belle salle du Théâtre des Variétés, l'histoire est, justement respectée par l’adaptation et enchante, indiscutablement et les enfants et les adultes… Et les « émerveillements » de ce spectacle sont la mise en scène de Jean Philippe Daguerre, ingénieuse et raffinée, les costumes, éclatants, et une équipe d'acteurs talentueux aux voix puissantes (Les parties chantées sont fréquentes et nous enthousiasment !...). Tout ce qui est précieux, et à rendre éternel le charme des aventures rêvées de la petite fille blonde, et à donner du bonus à notre enfance est bien présent dans cette version d’ «Alice.. » . Un grand bravo !... Sara ANEDDA
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UN BANC A L'OMBRE
Myla est un soldat de la révolution, Niobé une femme enceinte,
tout les oppose si ce n'est un banc. Banc qui se trouve
dans le périmètre de sécurité de la première et qui
est un lieu de fraicheur et de nostalgie pour l'autre.
Voici l'intrigue d'une pièce de théâtre qui relève d'un
véritable « thriller psychologique » . Les rôles des deux
comédiennes Sylviane Goudal (Myla) et Dominique
Scheer (Niobé) vont subtilement s'inverser tout au
long de la pièce, la femme soldat au cœur de pierre
s'interroge, s'accuse, ses yeux d'abord
froncés et méfiant s'écarquillent,
elle se prend d'affection pour la jolie Niobé qui lui rappelle
les véritables motivations de son combat. Quant à Niobé
on se rend compte inconsciemment qu'elle est remplie
de certitudes, d'accusations, son visage se crispe...
Que fait elle vraiment sur ce banc de pierre ?
Voilà la question que nous nous posons tous exceptés
la fougueuse Myla prise à partie par sa conscience et
s'interrogeant sur la véritable portée de sa révolution.
Les deux comédiennes portent magistralement la
pièce, qui fait écho aux événements des révolutions
arabes. Je ne serai pas surpris de voir le même
scénario se réaliser dans un de ces pays, peut être
même est-ce déjà le cas? et c'est là la force de
Sasha Pairon, créer un univers si réel, qui l'est peut
être véritablement. Léonard DE RIVIERE
Retrouvez UN BANC A L OMBRE :
Un-banc-a-l-ombre-bande.annonce
NOCES

Qu’elle est fragile et mystérieuse la magie du théâtre.
Comment ce qui pourrait n’être qu’une compilation de saynètes
sur le mariage devient un voyage aussi varié qu’homogène au
pays des noces?
Cela tient manifestement à l’inventivité des comédiens, leur
propension à se réinventer de scènes en scènes, à surprendre, à
insuffler constamment un souffle nouveau. Deux femmes, deux
hommes, méconnaissables d’un rôle à l’autre, qui jubilent à
jongler avec la jeunesse, la vieillesse, le désir et son contraire,
l’ivresse, la lucidité...
Cela tient également à l’architecture, la construction, au rythme.
Parfois déroutant, «Noces», comme tout bon voyage, dévoile à
chaque virage de nouveaux paysages, de nouvelles couleurs. Les
registres se succèdent emportant le spectateur dans un agréable
déséquilibre. Scène foutraque, dialogue à double fond, entre rire et larmes,
monologue adressé au public, histoires d’amour ou
d’amitié, langage d’hier ou d’aujourd’hui... et même une suave
reprise de «l’attentat à la pudeur» de Jacques Higelin.
N’inscrivez pas vos noms au bas d’un parchemin, mais inscrivez
ces «Noces» sur vos agendas. Julien TAVERNIER
CHRONIQUE FINNEGANS WAKE
Intraduisible, difficiles, les adjectifs ne manquent pas pour
décrire les œuvres de James Joyce, entrées dans le domaine
public au début de cette année. L'adaptation théâtrale
d'Antoine Caubet du chapitre 1 de Finnegans Wake est donc
une première un peu particulière qui se déroulera sous les
créneaux du château de vincennes.
Racontant, seul sur scène, l'histoire tragique mais hilarante de
Finnegan, un artisan mort après une chute de son échelle,
Sharif Andoura réalise une véritable prouesse scénique. Les
inventions linguistiques de l'auteur qui déclarait en son temps
: « Si vous ne comprenez pas, lisez à voix haute, ça ira
beaucoup mieux » sont livrées avec une telle énergie, une telle
conviction, que notre imagination prend très vite le dessus
sur l'incompréhension.
La mise en scène est intelligente, accessible et magnifique. La
marionnette de Finnegan, planant au-dessus du plateau ou
reprenant vie soudainement, offre un visuel très réussi, tout
comme les jeux d'ombres et vocaux de l'acteur, d'une
précision époustouflante.
Que l'on parvienne ou non à saisir toute la portée de ce conte
irlandais aux messages universels, on ressort conquis. La
compagnie du Théatre Cazaril aura réussi, le temps du
spectacle, à donner à la langue de James Joyce d'étranges
allures familières. Léonard DE RIVIERE
LE BOURGEOIS GENTILHOMME
Si vous cherchez du divertissement, de la distraction, simple
et totale, du théâtre de tréteaux, avec chants, danses et tous
les ingrédients d’un spectacle rythmé... alors vous serez
ravis.
Si vous cherchez du second degré déguisé en premier, du
raffinement grimé de kitch, du fond costumé en badinage...
alors vous serez aux anges.
C’est bien là tout le charme de cette mise en scène aussi
classique qu’étrange. Marcel Maréchal traduit, tant par son jeu
que sa mise en scène, la dualité de monsieur Jourdain, sans
manichéisme et sans le vouer aux gémonies.
Certes, il est fort grotesque ce marchand parvenu aussi
complexé par sa condition de bourgeois qu’irrésistiblement
attiré par les manières de la noblesse. Mes ces manières ne
sont-elles pas plus méprisables encore de part leur cynisme?
Or monsieur Jourdain est pitoyable certes, avec ces airs de
petit chef, se délectant de son apparente respectabilité, mais il
est bien incapable de cynisme. Il batifole simplement comme
un enfant, s’amusant de ses nouveaux jouets avant de s’en
lasser, inapte au réel mais virtuose de l’imaginaire.
Ce clown se transforme peu à peu en pantin dans les mains
tantôt vénales, tantôt fourbes, tantôt bienveillantes d’une
cour à l’avenant aussi ridicule qu’attendrissante.
Et ça chante, et ça danse, avec une sincère énergie assumant
les caricatures pour mieux les démasquer... Julien
TAVERNIER
Pour voir un extrait du BOURGEOIS GENTILHOMME
Sophia ARAM : CRISE DE FOI
Pour assurer son Salut, Sophia s'est convertie aux trois grandes religions monothéistes. Elle nous promène dans le monde délirant de la foi. Un monde dans lequel Dieu est le chef de l'homme et l'homme est le chef de la femme. De la création à l'apocalypse, Sophia revisite les textes en s'interrogeant librement : Moïse avait-il inventé le premier IPAD ? Jésus est-il mort du tétanos ? Peut-on embrasser son mari s'il a mangé du saucisson ?... Que l'on se le dise : Sophie Aram est une excellente comédienne et terriblement attachante, ce spectacle prouve grandement , s'il y avait besoin... De l'écriture de la pièce aux choix de mise en scène, il s'agit , ici, d'une réussite totale. Alors, est il besoin de vous conseiller de vous laisser tenter par ce spectacle unique qui nous sort enfin des sentiers battus et rebattus des "seul-en scène" traditionnels ??? Non? Alors, Allez y!... Jonathan BOUVIER
LES FRERES TALOCHE
Les frères Taloche ont encore frappé !
Les deux humoristes belges nous ravissent encore une fois de mimes et d’interprétations poussées jusqu’au burlesque tout en restant dans la simplicité. C’est ce qui fait d’ailleurs leur force principale : l’humour « ordinaire » est paradoxalement un des plus difficiles à maîtriser et un des plus savoureux. Les différents sketches essentiellement visuels des deux frères vous ramènent directement en enfance : à la plage, au cirque, ou encore devant un jeu vidéo, les humoristes osent et ne se lassent pas de nous faire voyager dans nos souvenirs et nos habitudes passées.
Les décors et les costumes sont d’ailleurs à l’image de l’humour des acteurs. Un cerf-volant devient une planche à voile, un bonnet de bain et des palmes un costume d’otarie. Bref, c’est avec peu de moyens, beaucoup de talent et une gestuelle hors du commun qu’ils arrivent à surprendre et à faire rire aux éclats une salle entière...
Ils aiment également rester proches du public et n’hésitent pas à interagir avec lui, que ce soit en l’interpellant ou en le faisant participer aux sketches. On a même eu droit à la fin du spectacle au fameux « J’ai encore rêvé d’elle » qui a beaucoup contribué à leur médiatisation. Plus les sketches se succèdent et plus on est séduit par ce duo étonnant, dynamique et touchant qui émerveille petits et grands.
Avec plus de trois cents représentations au théâtre Trévise, les frères Taloche sont chez eux et comptent bien tout faire pour qu’on le soit aussi… Alexandre LECONTE
PHEDRE
On ne présente plus Phèdre de Racine. Mais si la pièce peut
vous paraître repoussante, la mise en scène de Ophelia
Teillaud et Marc Zamitt laissera tous les préconçus sur la
tragédie grecque au vestiaire.
En s’attaquant à une des œuvres du Panthéon du théâtre
français, la troupe composée des deux metteurs en scène et
d’acteurs plus « jeunes » réussit le défi d’insuffler de l’énergie
à la pièce, tout en conservant sa justesse. Les effets sonores
et lumineux ne peuvent que ravir un public jeune, pourtant
réticent à la vue d’une telle affiche. Le public plus expérimenté
ne pourra que se épanouir face à un jeu d’acteur tellement
immersif que la mise en scène ne supporte aucun mobilier,
sans que la majorité d’entre nous ne s’en rende compte ! Tiré
par un Thésé/Théramène époustouflant, le plaisir de la troupe
à adapter de façon original Racine nous subjugue et nous
emporte.
Le théâtre mouffetard vous donne ainsi l'opportunité de voir
ou de re(voir) une tragédie de qualité, de par son texte
autant que par sa mise en scène. Léonard DE RIVIERE
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